On n'est pas là pour se faire engueuler

Hommage à Boris Vian

L’ensemble Les Lunaisiens – spécialisé dans le répertoire de la chanson historique et populaire – et La Symphonie de Poche s’associent pour imaginer un programme festif autour de Boris Vian, personnage atypique dont la profondeur des écrits côtoie en permanence un ton léger et rieur. 

 

Cette collaboration alliant la sonorité atypique de La Symphonie de Poche et deux chanteurs « lunaisiens » - également narrateurs - vise à offrir un spectacle familial, musical, poétique, souriant, insouciant.

Ecrivain, musicien, poète, trompettiste, librettiste, compositeur, romancier, jazzman, pataphysicien, insouciant, angoissé, oiseau de nuit, tête brulée…
Boris Vian en 3 mots, c’est impossible en réalité ! 39 années vécues pied au plancher à écrire, jouer, partager, rire, pleurer. 

Une œuvre si riche, protéiforme qu’un seul nom n’a pas suffi à la porter complètement.

Il aura fallu appeler à la rescousse Sullivan ou Bison Ravi...
Un cerveau en perpétuel ébullition, un cœur trop fragile pour le supporter. « Un cœur qui battait trop fort » diront certains.


Une étoile filante, un génie fulgurant !

1920 fût l’année de naissance du petit Boris qui allait devenir grand. Grand monsieur des lettres, grand monsieur du jazz et grand monsieur de la chanson. 
Un grand seigneur en quelque sorte, alchimiste du langage et de la poésie. Ami de Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Raymond Queneau, Marcel Aymé...mais aussi de Duke Ellington, Mile Davis, Henri Salvador, Serge Gainsbourg, Jacques Higelin... 

Il fut l’audacieux promoteur du Jazz d’après-guerre, jouant lui-même de la trompette. Il écrivit plus de 400 chansons. On ne peut dans ces dernières, s’empêcher d’admirer la diversité de toute son œuvre vocale à la fois drôle, lyrique et tellement actuelle. Beaucoup sont encore dans notre mémoire collective : Le Déserteur, La Java des bombes atomiques, La Complainte du Progrès, Fais-moi mal Johnny... 

D’autres chansons sont à redécouvrir absolument : toutes celles issues de sa verve pataphysicienne qu’il emprunte à Alfred Jarry, le père d’Ubu Roi et des surréalistes. 
Avec sa « Cantate des boîtes » ou sa mélopée du « Petit Lauriston », Boris Vian est le digne successeur d’Alphonse Allais, de Charles Cros, d’Aristide Bruant et de tous les chansonniers de l’entre-deux guerres. Des années folles aux zazous, le petit Boris connaît l’art de confectionner à la fois des « tubes » mais aussi des « perles », satisfaisant ainsi les amoureux des jeux littéraires et les aficionados du swing et du rock. 
Génie de la chanson Française, il sût aussi s’entourer de grands compositeurs tels qu’Alain Goraguer, André Pop ou Michel Legrand. 

La Symphonie de Poche et Les Lunaisiens proposent une plongée en apnée – en compagnie de celui qui a toujours manqué de souffle – au cœur même de ce grand répertoire d’un écrivain essentiel pour qui veut s’enamourer d’un blues à la française. 

Boris Vian nous offre un blues multicolore, éclatant, rythmé et affolant comme seuls nos « ancêtres les gaulois savaient le faire ».

 

« Il faut rigoler avant que le ciel ne nous tombe sur la tête » nous dit-il dans sa chanson. Sachons positiver le pessimisme.
En avant la zizique, comme dans ces belles années 50-60, où les chanteurs sont accompagnés « pour de vrai », avec un véritable orchestre.  

Maître Boris mérite cela !

Place à ce « tour de chansons spectaculaires ». 

La Symphonie de Poche
Nicolas Simon d​​​​​irection 

Les Lunaisiens
Arnaud Marzorati baryton, conception & mise en espace
Agathe Peyrat soprano

Arrangements
Patrice Bréfort
Robin Melchior
Lucas Henri
Fabrice Trébuchon

François-Xavier Guinnepain scénographie & création lumières

Contact diffusion et programme détaillé

 

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